Éco-pâturage : AREA va encore plus loin

Depuis cinq ans, le groupe APRR pratique l’éco-pâturage, une technique permettant d’entretenir des espaces verts grâce à des moutons et des chèvres. Cette démarche permet de réduire et de maîtriser la tonte mécanique et la consommation de carburants tout en assurant un niveau de service et de sécurité au personnel autoroutier ainsi qu’aux clients. Fort de ce succès, AREA innove et dédie à l’éco-pâturage, de nouvelles zones jusqu’alors inédites.

 
 

Une expérimentation audacieuse

 
Lancée au début de l’été 2019 par le District du Val de l’Isère (réseau AREA), cette expérimentation permet d’entretenir un talus extrèmement difficile d’accès situé sur l’A430, sens Chambéry – Albertville, sur la commune d’Aiton.

Pour cette zone bien définit, un partenariat a été organisé avec un agriculteur local (sa ferme est à 200 mètres de l’autoroute) qui fait pâturer plus de cent chèvres et moutons sur 5 km d’accotement par tronçons successifs de 500 à 600 mètres.

 
 
 

Une solution gagnante d’entretien des espaces verts

 
L’éco-pâturage est d’abord destiné aux surfaces vastes qui sont embroussaillées. Cette démarche permet la réouverture à la biodiversité de zones de friche délaissées. Les animaux sont généralement installés pour huit à douze mois sur la zone d’accueil. Occasionnellement, les animaux sont déplacés sur des terrains de petite taille (bassin, talus…) qui nécessitent un traitement spécifique tel que l’éradication de plantes invasives. Depuis 2014, le groupe APRR a accueilli sur plus de dix sites du réseau plusieurs races d’ovins et de caprins dont des espèces rares : chèvres du Rove, moutons d’Ouessant, chèvres du Massif Central.

Pour l’expérimentaion spécifique sur l’A430, plusieurs avantages sont à noter :

  • pour l’agriculteur : un terrain à proximité pour faire pâturer ses animaux,
  • pour AREA : entretien d’une zone à accès difficile : moins d’exposition du personnel aux accidents du travail.