Ressource en eau : AREA renforce son programme de protection
 

Protéger la ressource en eau, avec son corollaire, le traitement des pollutions liées à la circulation des véhicules, est une priorité pour AREA, filiale du groupe APRR.

Dans un nouveau projet d’aménagement, la gestion des eaux pluviales est nécessairement prise en compte. Que le projet prévoit un écoulement vers le réseau ou la mise en oeuvre de techniques d’infiltration naturelle, de stockage ou de rétention, il doit respecter la réglementation. En France, les mesures proviennent principalement de la Loi sur l’Eau spécifiant que les aménagements doivent limiter l’imperméabilisation des sols, ne pas aggraver le risque d’inondation, et préserver la qualité de la ressource en eau.

AREA est très attentive aux mesures environnementales dans ses projets d’aménagements – tels que A41 Annecy, A43 Noeud de Chambéry et A480-Rondeau Grenoble – mais pas que. Dès 2017, AREA a mené une campagne d’études visant à identifier sur son réseau les zones sensibles en termes de protection des eaux : captages, zones naturelles classées remarquables ou à fort intérêt écologique.

Son objectif : engager d’importants travaux pour améliorer la situation sur son réseau !

Huit zones vulnérables identifiées

Dans le cadre du Plan d’Investissement Autoroutier (PIA) 2018* (* décret d’application paru au Journal Officiel du 8 novembre 2018), AREA s’est engagé à réaliser des travaux visant à protéger les eaux dans les zones identifiées comme fragiles.

À la suite d’une campagne d’étude de vulnérabilité préalable, huit zones ont été identifiées ; dans la Drôme, l’Isère et la Savoie. Au total, 35 km d’autoroute seront traités.

Ces zones correspondent aux secteurs où l’autoroute passe à proximité immédiate des périmètres de protection de captages d’eau potable ou dans des zones naturelles d’intérêt sur lesquels la conception actuelle de l’assainissement entraine un rejet direct des eaux ruisselées dans un cours d’eau, ou une infiltration dans des zones sensibles.

Par ailleurs, parmi les secteurs identifiés, sont retenus ceux présentant le plus fort trafic.

2019-2022 : des travaux engagés pour protéger les zones sensibles

La protection des zones identifiées comme sensibles passe par l’organisation de la collecte des eaux de ruissellement, dans les deux sens de circulation, complétée par la réalisation de bassins de traitement multifonctions des eaux pluviales sur chaussées.

Mise en oeuvre de la collecte des eaux de ruissellement

La collecte des eaux de ruissellement est constituée d’une association d’ouvrages de surface imperméables (caniveaux à fente, fossés béton) au droit des linéaires les plus vulnérables.

Des collecteurs enterrés complètent le dispositif dans le but d’augmenter les capacités des ouvrages de collecte et/ou d’acheminer les eaux ruisselées jusqu’aux bassins de traitement. Dans les zones jugées moins sensibles, des fossés enherbés sont réalisés.

Réalisation de bassins de traitement multifonctions pour les eaux pluviales

Conçus spécifiquement pour traiter les eaux pluviales récoltées sur les chaussées, des bassins multifonctions sont réalisés afin de permettre le traitement de la pollution chronique (décantation et déshuilage) avant rejet dans le milieu naturel.

Afin de limiter une possible innondation, un système d’écrêtement – limitation de débit – est installé en aval pour réduire le flux de sortie.

Dotés de vannes, ces bassins peuvent également assurer le confinement d’un renversement accidentel de matières dangereuses.

Planification des travaux

Les études préalables aux travaux d’assainissement sont en cours. La phase chantier sera lancée en 2020. La mise en service des bassins est programmée pour le printemps 2022.

Une adaptation nécessaire in situ

Les études qui débutent ce printemps 2019 vont déterminer le nombre de bassins multifonctions à réaliser, ainsi que leurs emplacements. Pour cela, elles tiendront compte des particularités de passages des réseaux. Les bureaux d’études vont devoir concilier avec des territoires très urbanisés où il manque souvent cruellement d’espaces libres. De plus, les sections autoroutières concernées (A41, A43, A48 et A49) sont très fréquentées. Des restrictions de circulation par des neutralisations de voies seront inévitables pour la sécurité des travailleurs et des usagers pendant les deux années de travaux.

Nota bene : des communiqués réguliers seront transmis pendant les travaux pour informer des restrictions de circulation.